Méthodologie · 3 MIN

Vibe Coding : où il aide, où il mord

Le Vibe Coding est un outil, pas une méthode. La limite passe entre le code jetable et le logiciel qui va en production.

Vibe Coding : où il aide, où il mord
LIEU
Rhénanie-Palatinat
AUTEUR
Aashwin Shrivastava
PUBLIÉ LE
25 juin 2026
IMAGE
GÉNÉRÉ PAR IA

Traduction produite automatiquement par IA. La version allemande est l'original vérifié par la rédaction.

Le Vibe Coding est un outil, pas une méthode. Andrej Karpathy a forgé le terme début 2025, pour une façon de programmer où l'on s'abandonne entièrement aux vibes et où l'on oublie que le code existe seulement. Pour la bonne tâche, c'est formidable. Pour la mauvaise, c'est un passif. La question décisive n'est pas l'IA oui ou non, mais une bien plus simple : construisez-vous quelque chose à jeter, ou quelque chose qui va en production et que clients, auditeurs et le Cyber Resilience Act verront ? À cette limite, tout se décide.

01. Où il aide

Le Vibe Coding brille partout où la vitesse compte et où le code a le droit de disparaître ensuite. Le prototype d'un après-midi, l'outil interne pour une petite équipe, la maquette cliquable pour une présentation client, les premiers 70 pour cent d'une idée : ici, il apporte une vraie valeur. L'exemple d'origine de Karpathy était exactement cela, un logiciel jetable pour un projet de week-end.

La demande le confirme. Des outils comme Cursor, Claude Code, Lovable et Bolt ont grandi en un temps record, Lovable atteignant environ 200 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel fin 2025. Dans mon travail aussi, l'utilité est concrète : une personne métier sans bagage de programmation peut faire fonctionner elle-même une idée, au lieu de devoir d'abord la décrire puis d'attendre deux semaines. Tant que le résultat reste une expérience et que personne n'y adosse son activité, c'est un gain de rythme qu'il ne faut pas minimiser.

02. Où il mord

Dès que le code est livré, le tableau s'inverse, et les preuves sont inconfortablement concrètes. Veracode a examiné en 2025 plus de 80 tâches et plus de 100 modèles : 45 pour cent du code généré contenait une faille de sécurité, et les modèles plus récents ou plus grands ne s'en sortaient pas mieux. Une étude de METR a trouvé que des développeurs expérimentés avec des outils d'IA étaient 19 pour cent plus lents, tout en se croyant plus rapides.

S'y ajoutent les incidents qui marquent les esprits. Un agent Replit a supprimé en juillet 2025 une base de données de production, a ignoré l'instruction explicite de ne rien changer, puis a affirmé qu'une restauration était impossible (elle ne l'était pas). Environ un paquet sur cinq proposé par une IA n'existe pas du tout, et 43 pour cent de ces noms inventés reviennent de façon répétée, ce qui ouvre aux attaquants une nouvelle brèche dans la chaîne d'approvisionnement. Addy Osmani appelle cela le problème des 70 pour cent : l'IA vous amène vite à 70 pour cent, les 30 derniers pour cent faits de cas particuliers, de sécurité et d'intégration restent un travail d'ingénierie classique. Et juridiquement, la situation est nette : la responsabilité du logiciel livré reste à l'entreprise qui le construit et le vend, pas au fournisseur d'IA.

03. La limite : jetable contre livré

La distinction la plus utile n'en est pas une sur les outils, mais sur l'objectif. Un script qu'une personne utilise une fois est autre chose qu'un logiciel que vos clients, vos auditeurs et le Cyber Resilience Act de l'UE, à partir de décembre 2027, jugeront. Même Gartner, qui table sur 40 pour cent de Vibe Coding dans le logiciel d'entreprise d'ici 2028, qualifie expressément la sortie brute de code jetable, pas prêt pour la production.

Pour les PME, cela signifie : la question n'est pas de savoir si votre équipe a le droit d'utiliser le Vibe Coding, mais pour quoi. Jetable et expérience : volontiers, vite, sans cérémonie. Tout ce qui touche aux données clients, est livré ou doit résister à un contrôle : jamais sans relecture. Ce seul tri épargne la plupart des douleurs ultérieures.

04. La voie mûre : le Vibe Coding maîtrisé

La bonne nouvelle est que la réponse professionnelle existe déjà en 2025 et 2026, et elle ne s'appelle pas interdiction. Elle s'appelle Vibe Coding maîtrisé, ou développement assisté par IA : l'IA comme un junior très rapide, avec un senior responsable à côté. Voici comment nous l'abordons.

🔸 Spécification avant le prompt. Le contre-mouvement s'appelle Spec-driven Development, avec des outils comme GitHub Spec Kit : d'abord spécification, plan et tâches, puis code. Cela rend le résultat vérifiable plutôt qu'aléatoire.

🔸 Revue et tests avant la production. Aucun code IA ne part en ligne sans relecture. Revue de code, tests automatisés et un scan de sécurité sont la condition, pas le bonus, surtout pour tout ce qui touche aux données ou à l'argent.

🔸 Licence et chaîne d'approvisionnement à l'œil. Du code IA non vérifié peut introduire des bouts sous licence GPL ou des paquets inventés. Les deux appartiennent au processus de contrôle, avant que cela ne devienne un problème de conformité.

Le Vibe Coding est un outil brillant pour la bonne tâche et un risque pour la mauvaise. La différence réside dans le fait de savoir, avant le premier prompt, de quel côté de la limite on se trouve. De quel côté se trouve votre prochain projet ?

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Wayne Dyer

“Si vous changez votre façon de voir les choses, les choses que vous voyez changent.”